La réhabilitation sans tranchée est devenue une solution de référence lorsque des réseaux d’eaux usées présentent des défauts d’étanchéité, des fissures, des joints ouverts ou des infiltrations, et que l’ouverture d’une tranchée est trop coûteuse, trop longue ou trop perturbante. En pratique, l’objectif est de remettre le réseau en état sans excavation généralisée, en intervenant depuis des ouvrages existants (regards, accès techniques, points d’entrée). Selon Aquagir, le chemisage est précisément une méthode de réhabilitation interne qui évite les lourds terrassements associés au remplacement.
Cette page explique, de manière concrète, comment fonctionne la réhabilitation des canalisations par chemisage, quels sont les autres procédés de réhabilitation des réseaux sans tranchée, et comment organiser un projet (diagnostic, préparation, exécution, contrôle) pour des réseaux d’assainissement d’eaux usées.
Comprendre la réhabilitation des réseaux d’assainissement sans tranchées
La réhabilitation des réseaux d’assainissement sans tranchées regroupe plusieurs techniques destinées à réparer ou reconstruire un conduit existant avec un minimum d’ouverture du sol. Le CERIU (centre d’expertise et de recherche) publie des fiches qui structurent ces méthodes et distinguent les interventions ponctuelles (réparations locales) des interventions linéaires (réhabilitation sur une longueur).
Dans ce cadre, on retrouve notamment :
- les réparations ponctuelles (colmatage/injection, insertion de manchons),
- le chemisage (pose d’une gaine sous pression à l’intérieur du conduit),
- le revêtement projeté (résine ou mortier projetés),
- les solutions de tubage (insertion d’un nouveau tuyau dans l’ancien).
Réhabilitation des réseaux d’assainissement par chemisage : le principe
La réhabilitation des réseaux d’assainissement par chemisage consiste à “reconstruire un tuyau neuf dans un tuyau ancien” sans tranchée ouverte, en travaillant depuis l’intérieur du réseau.
Aquagir décrit deux grandes approches : introduire une gaine textile (chemisage) ou projeter une résine (“spray”) sur la longueur concernée, afin de restaurer le conduit sans destruction lourde.
Dans les documents techniques, cette logique est souvent associée aux procédés de type “gaine polymérisée en place” (famille CIPP). Sur le plan des références, un référentiel de certification CSTB mentionne la norme NF EN ISO 11296-4:2018 + A1 (2021) pour la rénovation des réseaux d’assainissement enterrés sans pression, avec “tubage continu polymérisé en place”.
Réhabilitation d’un réseau d’eaux usées par chemisage : quand c’est pertinent
Une réhabilitation d’un réseau d’eaux usées par chemisage est généralement envisagée lorsque :
- l’accès par tranchée impliquerait des dommages importants (voirie, aménagements, dalles, zones sensibles),
- les défauts sont distribués sur une longueur (et pas uniquement un point),
- on cherche à rétablir l’étanchéité et à limiter les infiltrations/exfiltrations.
Le CERIU précise que la réhabilitation par chemisage de conduite d’égout vise à améliorer la résistance structurale ou à corriger certains défauts comme infiltration/exfiltration, fissures, ou joints ouverts.
Réhabilitation de canalisations d’assainissement sans tranchée : les étapes de chantier
Même si les méthodes varient (chemisage, revêtement projeté, tubage), une opération de réhabilitation de canalisations d’assainissement sans tranchée suit généralement une logique commune : diagnostiquer, préparer, réhabiliter, contrôler.
1) Diagnostic : inspection télévisée et qualification des désordres
Le diagnostic consiste à localiser précisément les défauts (fissures, déboîtements, infiltration, corrosion, dépôts) et à définir la stratégie : réparation locale ou réhabilitation linéaire. Dans une démarche opérationnelle, l’inspection vidéo est la base du choix technique ; GTR7 décrit une “exploration et diagnostic vidéo” à l’aide d’une caméra pour déterminer la technique la plus adaptée.

2) Préparation : nettoyage, curage et remise en état hydraulique
Avant chemisage, la conduite doit être nettoyée. Selon GTR7, la phase “nettoyage, curage et déracinage” prépare la canalisation, et une tête de fraisage peut être utilisée en cas d’encombrement (bouchons, racines, raccordements).
3) Mise en œuvre : réhabilitation des canalisations par chemisage
Le chemisage consiste à introduire une gaine (ou une résine projetée selon le procédé) et à la polymériser. La description “reconstruire un tuyau neuf dans un tuyau ancien” sans tranchée ouverte est explicitement formulée par Techniques de l’Ingénieur.
Sur les règles de mise en œuvre, des Documents Techniques d’Application (CSTB) indiquent que la mise en œuvre s’appuie notamment sur les spécifications de la NF EN ISO 11296-4 et sur des recommandations professionnelles (ASTEE), en visant entre autres la préparation de la canalisation existante.
4) Contrôle final : réception et traçabilité
La réception s’appuie généralement sur une inspection finale (caméra) pour vérifier la continuité, l’étanchéité et la bonne remise en service, ce qui implique un contrôle de résultat.
Réhabilitation canalisations sans tranchées : quelles techniques, au-delà du chemisage ?
Dans les projets de réhabilitation de réseaux sans tranchée, il est fréquent de comparer plusieurs familles de solutions selon l’état du réseau et les contraintes :
Interventions ponctuelles (localisées)
- colmatage et injection (réparation de joints, fissures circulaires, sources d’infiltration/exfiltration),
- insertion de manchons (réhabilitation locale).
Interventions linéaires (sur une longueur)
- chemisage (gaine sous pression),
- revêtement projeté (dans une conduite ou un regard),
- tubage (insertion d’un tuyau flexible ou rigide) — segmenté, conventionnel, ajusté, etc.
Cette comparaison est centrale en maîtrise d’ouvrage : elle permet de choisir la solution la plus robuste au regard des défauts observés, du diamètre, des accès, et des exigences d’exploitation.
Réhabilitation de canalisation sans tranchée pour les professionnels : enjeux d’exploitation
La réhabilitation de canalisation sans tranchée pour les professionnels (collectivités, opérateurs, industriels, foncières, syndics) répond le plus souvent à trois objectifs :
- réduire l’impact sur la circulation et les accès,
- limiter les nuisances et la durée d’immobilisation,
- sécuriser le fonctionnement hydraulique avec une traçabilité de chantier.
Dans les zones denses, Aquagir met en avant l’intérêt des méthodes internes (dont le chemisage) car elles évitent les lourds terrassements du remplacement

Réhabilitation des colonnes d’eaux usées sur des bâtiments : le “sans tranchée” en vertical
La réhabilitation ne concerne pas uniquement les réseaux enterrés : dans l’immobilier, les colonnes verticales EU/EV/EP sont un sujet majeur. La réhabilitation des colonnes d’eaux usées sur des bâtiments peut aussi être réalisée par chemisage selon la configuration et l’accessibilité.
GTR7 présente spécifiquement l’approche consistant à “remplacer” des colonnes EU/EV/EP grâce au chemisage, dans une logique de réhabilitation sans tranchée des colonnes d’évacuation d’immeubles.
Cette option est recherchée lorsque des travaux classiques impliqueraient des démolitions (gaines, cloisons, finitions) et une gêne importante en site occupé.

Cadres de référence : normes et documents techniques
Pour des projets de réseaux, les donneurs d’ordre s’appuient souvent sur des normes et documents techniques applicables aux procédés. À titre de repère :
- le référentiel CSTB mentionne la NF EN ISO 11296-4:2018 + A1 (2021) pour la rénovation des réseaux d’assainissement enterrés sans pression (tubage continu polymérisé en place).
- des Documents Techniques d’Application CSTB indiquent une mise en œuvre basée sur la NF EN ISO 11296-4 et sur des recommandations professionnelles (ASTEE).
Conclusion
La réhabilitation des réseaux sans tranchée est aujourd’hui une approche structurée, documentée et largement utilisée pour remettre en état les réseaux d’assainissement d’eaux usées. Le chemisage en est une composante majeure : il permet une réhabilitation des canalisations par chemisage depuis l’intérieur du réseau, en limitant les terrassements, les nuisances et les coûts liés à la remise en état des surfaces.
Pourquoi choisir GTR7 pour vos projets de réhabilitation sans tranchée ?
Si vous cherchez une entreprise orientée chemisage, GTR7 se présente comme une entreprise spécialisée dans la rénovation de canalisations d’eaux usées par chemisage, avec une approche “sans casse ni démontage” et un réseau d’agences en France.


